Ci-dessous, des témoignages de patients ou de proches. N’hésitez pas à communiquer le votre via notre page de contact.


Deux jours après Noël de 2015, après une journée bien remplie à Berlin (où on se trouvait en vacances avec mon épouse), on se préparait à dormir à l’hôtel.

Très vite, j’ai eu des vertiges, je suis sorti du lit et j’ai commencé à vomir sans cesse.

Au début, nous pensions, moi et mon épouse, que c’était un empoisonnement alimentaire, mais après quelques minutes, mon épouse a trouvé que j’avais une petite perte de conscience et une difficulté à parler.

 

Craignant la possibilité d’un AVC, elle a insisté et appelé une ambulance.

15 minutes plus tard, je me trouve aux urgences des Cliniques Universitaires CHARITÉ Mitte Berlin et après avoir constaté que je souffrais d’un accident vasculaire cérébral ischémique, on m’accordé des anticoagulants.

 

J’ai eu un deuxième AVC 15 minutes plus tard et j’ai perdu complètement conscience ; on m’a mis en intubation.

Environ deux ou trois heures plus tard, après avoir trouvé au scanner la présence de caillot dans l’artère basilaire dans le cerveau, il a été décidé de faire un cathétérisme du caillot.

 

Le cathétérisme a réussi, mais à cause de la gravité de l’AVC (taux élevés de mortalité ou de séquelles très importantes), la probabilité de récupération complète était très petite.

12-14 heures plus tard, on m’a réveillé pour constater dans quel état j’étais. Les médecins ont fait un test neurologique complet et constaté que j’avais une mobilité complète mais réduite, je pouvais parler normalement (dans toutes les langues que je connais), mais j’avais une diplopie et j’avais perdu la vision périphérique.

Les neurologues ont estimé que les résultats de l’examen clinique étaient extrêmement bons, par rapport à la sévérité de l’AVC.

 

Je suis resté 10 jours aux soins intensifs et 10 jours dans la clinique neurologique, où des examens ont été poursuivis, ainsi que la logothérapie et physiothérapie.

 

On est rentré en ambulance à Bruxelles, où on vit en permanence, et immédiatement repris par l’équipe de la stroke unit d’un hôpital universitaire, où on m’a fait des examens complémentaires et les séances de réhabilitation ont commencé. A ce jour, je suis toujours suivi par mon neurologue, avec lequel je me sens en sécurité et je crois qu’il m’a aussi aidé au niveau psychologique !

 

J’ai recommencé le travail 9 mois après l’accident, à 50% ; 16 mois après l’accident je suis passé à 80% et 20 mois après l’accident, à 100%.

 

Psychologiquement je suis assez fort, rationnel et positif, et finalement et jusqu’à maintenant, je n’ai pas eu besoin de soutien psychologique et j’ai pu surmonter plusieurs étapes, comme la phobie du sommeil, être seul, le voyage en avion…

Je suis quand même plus nerveux qu’auparavant.

 

A peu près de 2 ans plus tard, je suis rétablie à peu près de 95%.

Tout ce qui me rappelle de cette aventure est un petit manque d’habileté de la main gauche, la fatigue, la perte de la vision périphérique dans les deux yeux de 25% et la difficulté de concentration.

En même temps, j’ai une vie tout-à-fait normale et heureuse, je peux faire face à toutes mes obligations, familiales (on a un bébé de 4 mois), sociales, professionnelles et j’ai un grand appétit pour la vie !

Aujourd’hui, ma thérapie se consiste de médicaments anticoagulants, suivre une bonne vie et des séances de physiothérapie et de gym.

 

Conclusion :

Je suis en bon état et la raison principale est que nous sommes allés directement à l’hôpital et avons suivi un protocole médical avec des anticoagulants et surtout un cathétérisme du caillot.

Je suis aussi très chanceux, parce que j’étais en compagnie de mon épouse qui a reconnu les symptômes et a insisté pour aller directement à l’hôpital !

 

Finalement, je peux affirmer que l’AVC est quelque chose qui peut arriver à tout le monde, peu importe l’âge et la condition physique (47 ans, bonne forme, suivi régulier de ma santé, je ne fume et je ne bois pas et je n’ai pas d’antécédents familiaux d’AVC).

 

La vie continue 😉

Août 2017,

Georges