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L’accident vasculaire cérébral (AVC) est une affection médicale aiguë caractérisée par un arrêt soudain du flux sanguin dans une artère du cerveau. Dans le grand public des terminologies comme « thrombose », « attaque cérébrale » voire « apoplexie » sont aussi parfois utilisées. Les AVC peuvent être divisés, d’une part en AVC ischémiques, lesquels sont le plus souvent causés par l’occlusion (thrombose) d’un vaisseau sanguin, les AVC hémorragiques, causés par la rupture d’un vaisseau sanguin.

L’AVC est une des principales causes de décès et constitue la principale cause d’invalidité chez l’adule en Belgique. Le type de symptômes observés dépend à la fois du type d’AVC, mais aussi de la zone du cerveau affectée et de la taille de la zone endommagée.

Si une zone dite « motrice » du cerveau est touchée, le patient peut brutalement présenter une paralysie du côté opposé. Par exemple, si une zone motrice du côté gauche du cerveau est touché, le patient peut présenter une paralysie du côté droit (on parle d’hémiparésie voire d’hémiplégie si la paralysie est totale). En outre, si la zone du langage est touchée, le patient peut présenter des troubles de la parole plus ou moins importants (allant de simples difficultés à trouver certains mots jusqu’à parfois une perte complète de l’usage de la parole), on parle dans ces situations d’aphasie. Le centre du langage se trouve dans l’hémisphère dominant (pour 95% de la population il s’agit de l’hémisphère gauche). Si la zone du cerveau touchée par l’AVC se situe dans l’hémisphère appelé « mineur » du cerveau (pour 95% de la population il s’agit de l’hémisphère droit), le patient peut présenter des changements émotionnels, voire parfois même surestimation de ses propres capacités, ou encore un comportement impulsif, des difficultés de perspicacité et des troubles des émotions. Souvent, le patient présentera alors aussi souvent des troubles de l’orientation dans le temps et dans l’espace.

Référence : Wikipedia

L’AVC ischémique

L’AVC ischémique, ou infarctus cérébral, résulte d’une perte soudaine de l’approvisionnement en sang d’une partie du cerveau. Les causes peuvent être multiples :

  • En cas de « maladie des petites artères cérébrales » ; dans ce cas les caillots de sang (thromboses) obstruent certains petits vaisseaux sanguins du cerveau lui-même. Une des causes les plus fréquentes de cette « maladie des petites artères cérébrales » est l’hypertension artérielle (HTA) chronique. Une autre cause est l’athérosclérose des petits vaisseaux.
  • En cas d’obstruction d’un plus gros vaisseau comme la carotide. L’obstruction du vaisseau peut être la conséquence d’une athérosclérose (phémonème lent aboutissant à l’obstruction progressive des artères, jusqu’à parfoisl’obstruction totale, et souvent favorisée par une hypertension artérielle, un diabète, un tabagisme et/ou un diabète). La carotide peut parfois aussi être le siège d’une dissection qui correspond à une déchirure de la paroi de la carotide. Celle-ci survient le plus souvent spontanément et parfois suite à un traumatisme.
  • En cas de formation de caillots de sang dans le cœur, le plus souvent suite à une arythmie cardiaque appelée fibrillation auriculaire (mais parfois suite à d’autres causes). Les caillots peuvent alors à tout moment être emportés dans la circulation sanguine vers le cerveau. On parle alors d’embolie cérébrale.
  • En cas de chute très sévère de la tension artérielle, surtout dans une zone du cerveau irriguée par une artère dont le diamètre serait déjà rétréci. Les zones les plus éloignés de l’artère, située en « périphérie » du cerveau sont les plus sensibles au manque d’irrigation et d’oxygénation et peuvent alors subir un AVC. On parle d’AVC des « derniers prés ».
  • Parfois en cas de thrombose d’une veine cérébrale (ou d’un sinus veineux), on parle alors d’infarctus cérébral veineux.
  • Parfois aussi en cas d’état appelé d’hypercoagulabilité du sang ou dans certains types d’inflammation des vaisseaux du cerveau (on parle de vasculite cérébrale).

L’AVC hémorragique

L’AVC hémorragique survient lors de la rupture d’une artère du cerveau. S’en suit alors une irruption de sang dans le cerveau lui-même qui mène souvent à une destruction plus ou moins importantes d’une zone du cerveau (on parle d’hémorragie cérébrale). Cette hémorragie cérébrale peut également comprimer des zones non touchées par l’hémorragie elle-même mais mener indirectement à d’autres symptômes voire dommages au cerveau. Les principales causes d’hémorragie cérébrale sont la maladie des petites artères cérébrales (souvent favorisée par l’HTA ou l’angiopathie amyloïde cérébrale, une anomalie touchant certaines artères du cerveau chez des patients habituellement âgés) ou encore des malformations comme les anévrismes, les malformations artério-veineuses cérébrales voire certaines tumeurs.